Lois et normes : résumé

Les sections ci-dessous résument brièvement les bases légales et normes évoquées dans l'introduction en raison de leur implications majeures dans la numérisation des administrations communales.

En résumé : Les trois tâches à réaliser

  1. Dès maintenant : Résilier les contrats éventuels de délégation des tâches de préposé communal à la protection des données pour le 1er septembre 2026.
  2. Amélioration continue : Concentrez vos énergies sur l'inventaire de vos données sensibles et le renforcement de vos mesures de sécurité et de maîtrise des contrats. C'est la majorité du travail de conformité.
  3. Veille active : Suivez les actualités du bureau cantonal de surveillance de la protection des données (BPD). N'entreprenez rien dans l'urgence ; attendez les outils et directives à espérer dès mi-2027, délai nécessaire à l'a mobilisatoin et l'opérationnalité des nouvelles ressources cantonales.

Introduction - Contexte légal

Les communes bernoises sont soumises à la Loi cantonale sur la protection des données (LCPD, RSB 152.04) et à la Loi sur la sécurité de l’information et la cybersécurité (LSIC). Avec l’entrée en vigueur simultanée de la révision de la LCPD et de la LSIC le 1er septembre 2026, ainsi que de leurs ordonnances d’application respectives — l’Ordonnance sur la protection des données (OPD, RSB 152.040.1) et l’Ordonnance sur la sécurité de l’information et la cybersécurité (OSID) — actuellement en révision/édiction, le cadre légal s’adapte aux réalités du monde numérique. Si les principes fondamentaux de protection demeurent inchangés, c’est leur mise en œuvre qui évolue pour répondre aux nouveaux défis technologiques. Dans ce contexte, l’OSID deviendra la référence pour établir des processus standardisés, essentiels à la maîtrise des risques intangibles et complexes inhérents au numérique.

 

Une approche pragmatique : la sécurité par l'amélioration continue

La conformité n'est pas un état figé, mais un processus dynamique. Pour les communes, l'application stricte de concepts complexes est souvent moins efficace que l'adoption de bonnes pratiques robustes. Le bureau cantonal de surveillance de la protection des données (BPD) recommande une approche en trois étapes, destinée à  se répéter continuellement, et se recoupe avec notre feuille de route pour l'administration numérique :

  1. Connaître ses données : Réaliser un inventaire sommaire (quelles données, où, pourquoi ?).
  2. Évaluer les risques : Identifier les traitements sensibles ou critiques.
    Compléter l'Inventaire numérique communal.xlsx  répond précisément à ces deux étapes.
  3. Appliquer des mesures : Mettre en place des protections proportionnelles (chiffrement, gestion des accès, sauvegardes).
    Le modèles ou formations proposés dans les phases "Sécuriser" et "Maîtriser" , représentent diverses mesures qui contribuent à cet objectif.

Par ailleurs, les principes de base restent la légalité (base légale pour chaque traitement), la proportionnalité (ne collecter que le nécessaire) et la sécurité (confidentialité, intégrité, disponibilité).

 

La transition de septembre 2026

Le changement majeur réside dans le transfert de compétence. Jusqu'ici, chaque commune désignait son propre Préposé à la protection des données. Dès le 1er septembre 2026, la surveillance est centralisée au niveau cantonal au sein du BPD.

  • Fin de la compétence locale : Les communes s ne relèvent plus d'une autorité communale de surveillance. Les règlements communaux désignant un organe de vérification local (comme l'organe de révision des comptes) pour cette tâche devront être adaptés.
  • Pas de panique, mais de la veille : Bien que la loi entre en vigueur en septembre, les ressources cantonales (3.2 EPT) ne seront pleinement opérationnelles que début 2027. Les directives précises et la « boîte à outils » arriveront progressivement l'an prochain.
  • Priorité actuelle : Il n'y a pas d'urgence à réécrire les règlements commuanux, car le droit supérieur (la nouvelle LCPD) prime automatiquement sur les dispositions communales obsolètes. Cependant, il est crucial de résilier les contrats éventuels avec les organes ou prestataires réalisant cette surveillance.