Ensemble vers l'administration numérique !
Outil de pilotage, la checklist permet de naviguer à travers les tâches essentielles pour une commune, dans l'ordre chronologique. Alors que les phases 1 à 3 sont des prérequis, à rafraîchir annuellement, les phases 4 et 5 sont continues. La gestion des contrats des dépendances à des fréquences déterminées au niveau communal, alors que les projets de mutualisation, pas à pas, au niveau régional.Checklist : Ensemble vers l'administration numérique !
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Introduction
Le cadre légal entourant la numérisation de l’administration publique évolue rapidement. La Loi sur l’administration numérique (LAN) et son Ordonnance (OAN) ont été pensées avant tout pour les besoins du canton ; leur application dans les communes demande donc uneinterprétation adaptée à nos réalités locales. Les bases légales se révisent, les outils informatiques se multiplient et les situations communales sont très diverses, il n’existe pas une seule manière de faire juste, mais plusieurs chemins possibles.
Aujourd’hui, cette démarche d’interprétation n’est pas un choix, mais une nécessité : chaque commune doit se positionner dans ce nouveau cadre légal. Toutefois, plutôt que de la considérer comme une contrainte, nous pouvons y voir une opportunité d’harmoniser nos pratiques, de simplifier nos processus et d’améliorer nos services aux citoyens.
La numérisation ne se limite pas à moderniser les outils : elle permet aussi de mieux garantir la conformité juridique des processus administratifs, notamment en matière de protection des données (LCPD, OPD) et d’archivage (LArch, OArch). Bien conçue, elle facilite le respect des exigences légales de sécurité, traçabilité, transparence et conservation des informations.
Avançons donc au-delà des seules obligations légales de la LAN et OAN, avec une approche holistique et de bon sens : il ne s’agit pas de tout numériser, mais de le faire intelligemment, en tenant compte de toutes les dispositions légales, des ressources, des besoins et des priorités locales.
Dans le Grand Chasseral, notre taille reste un atout : elle permet la collaboration et le partage d’expériences entre communes. Les normes eCH nous offrent des repères solides et cohérents, sur lesquels s’appuient déjà les lois et les projets cantonaux.
Mettons-nous donc d’accord sur une compréhension commune de ces enjeux, et avançons de manière coordonnée, sans contrainte, mais dans un esprit d’ouverture, de coopération et de confiance.
FAQ
De numériser progressivement les processus administratifs interneset les échanges avec les citoyens, entreprises et autres autorités, tout en respectant la législation sur la protection des données et l’archivage. Le principe général est la primauté du numérique : les échanges doivent se faire par voie électronique.
Toutes les communes municipales et bourgeoises, ainsi que les syndicats de communes, les entreprises publiques communales et les organisations liées par un contrat de prestations.
Autrement dit : toute entité accomplissant une tâche publique sur le territoire bernois.
- D’ici au 1er trimestre 2025 : adapter les règlements et ordonnances communaux pour supprimer les obligations de traitement sur papier.
- D’ici au 1er trimestre 2027 : Définir et acquérir les outils nécessaires à la digitalisation
- D’ici au 1er trimestre 2029 : adapter les outils existants (compatibilité mobile, accessibilité, traçabilité, sécurité, etc.).
L’article 2 LAN précise : « dans la mesure du possible », et l’article 5 : « à moins qu’elles ne puissent accomplir efficacement leurs tâches sous cette forme ». Par ailleurs, l’article art. 29 OAN évoque la rentabilité : priorité aux projets présentant le meilleur rapport coût-utilité.
Autrement dit, le numérique est la norme, mais le bon sens prévaut : priorité aux processus à fort volume ou à haute valeur ajoutée.
Le risque principal est qu’un citoyen puisse exiger une prestation numérique (droit d’accès électronique). Si la commune ne peut y répondre, cela pourrait mener à des plaintes ou recours administratifs.
Les lois cantonales et fédérales sur la protection des données (LCPD, OPD, LPD), la LPJA (procédure administrative), ainsi que les lois sur l’archivage (LArch, OArch, LAr).
Ces textes imposent à la fois des obligations de sécurité, d’intégrité, d’authenticité et de conservation des informations, mais offrent aussi un cadre pour une gestion numérique plus efficace et plus conforme. La numérisation, lorsqu’elle est bien pensée, devient ainsi un outil de simplification et de conformité.
Chaque niveau institutionnel a son rôle. À l’échelle régionale, la coordination permet surtout d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux réalités des communes, selon deux axes complémentaires : l’organisationnel et le technique.
Sur le plan organisationnel, les informations, recommandations et guides existent déjà en grand nombre. Ils sont toutefois souvent fragmentés, hétérogènes et peu ciblés pour les communes francophones du canton de Berne, en particulier celles de petite et moyenne taille. Une coordination régionale permet de filtrer, synthétiser et vulgariser l’existant, afin de le rendre réellement utile, applicable et proportionné aux moyens des communes du Grand Chasseral.
Sur le plan technique, malgré de nombreuses initiatives conceptuelles, les solutions concrètes sont rarement proposées de manière adaptée aux besoins spécifiques des communes. Lorsqu’elles existent, elles ne tiennent pas toujours compte des contraintes locales ou conduisent à une multiplication d’applications difficilement soutenable pour les petites administrations. Une approche régionale favorise l’acquisition mutualisée de solutions réellement adaptées, renforce la maîtrise des choix technologiques et limite la dispersion des outils.
Horizons légaux
| Horizon | Actions à entreprendre | Base légale |
|---|---|---|
| 2025 | Réviser règlements et ordonnances pour supprimer les obligations papier | LAN et OAN |
| 2026 | Définir et acquérir les outils nécessaires à la digitalisation | eCH, OAN, LCPD, LArch, LPJA |
2027 | Adapter les logiciels et les systèmes informatiques (garantir sécurité et accessibilité) | eCH, OAN, LCPD, LArch, LPJA |
| Continu | Tenir un registre des traitements, désigner un responsable LCPD | LCPD |
| Continu | Garantir traçabilité, sécurité et archivage | LArch / OArch |
Ces trois horizons structurent la progression de la mise en œuvre de la LAN et de l’OAN dans les communes du Jura bernois.
Premier horizon (2025) – Révision des règlements
L’adaptation des règlements communaux à la Loi sur l’administration numérique (LAN) et à son ordonnance (OAN) n’est pas nécessairement obligatoire, à moins que des dispositions spécifiques exclues la forme numérique. Ce qui ne devrait pas être le cas dans la plupart des communes. Toutefois, lors de la révision d’un règlement, il est possible de :
- Vérifier et actualiser le vocabulaire utilisé afin de respecter le principe de primauté du numérique dans l’organisation.
- Lors de la révision du règlement d’organisation uniquement : envisager l’ajout d’un article visant à tenir compte du principe de rentabilité, par le rapport coût-utilité.
Il convient de souligner que, pour qu’une numérisation réussie soit envisageable, dans le contexte d’une administration communale, les prérequis se trouvent davantage dans l’adaptation des modes de fonctionnement organisationnels que dans la révision des règlements. Des travaux préparatoires importants doivent être envisagés sur le plan organisationnel, notamment la gestion du plan de classement, la gestion des documents entrants et la gestion des processus par affaires.
Deuxième horizon (2027) – Définition et acquisition des outils numériques
Le travail principal se concentrera sur cette phase.
La coordination régionale consiste surtout à éditer des lignes directrices et des cahiers des charges pour aider les communes à définir les outils essentiels à la gestion numérique, notamment la gestion des documents (GED), des affaires (GEVER) et de l'archivage.
Ceci dans l’esprit de garantir durablement :
- l’autonomie des communes (réduire la dépendance à des prestataires ou des technologies)
- l’interopérabilité aux applications conjointes (cantonales et autres)
- la mutualisation au niveau régional
Lors de ces démarches, il est essentiel de tenir compte :
- de la LCPD (protection des données) : sécurité, traçabilité, accès restreint, contrats de sous-traitance conformes ;
- de la LArch (archivage) : conservation à long terme, authenticité et intégrité des documents numériques ;
- de la LPJA (procédure et juridiction administratives) : validité juridique des décisions électroniques, exigences de preuve, signature électronique et traçabilité des actes administratifs.
- Normes eCH
Ces bases légales influencent directement le choix des solutions numériques, car elles imposent des garanties techniques et organisationnelles (authenticité, traçabilité, sécurité). Inversement, la numérisation bien conçue permet de répondre plus simplement à ces obligations légales.
Les normes eCH jouent ici un rôle de référence : elles définissent les standards techniques suisses pour l’interopérabilité, la sécurité et la pérennité des données. S’appuyer sur ces garantit que les outils choisis seront compatibles entre autorités, évolutifs et conformes au droit supérieur.
L’objectif est que les communes puissent ensuite se coordonner pour acquérir ou développer ensemble des solutions communes, interopérables et durables, dans un cadre technique et juridique partagé. Il est envisageable que Jb.B accompagne ces démarches d’acquisitions selon le contexte et les besoins.
Troisième horizon (2029) – Adaptation des systèmes existants
Les ajustements techniques des logiciels et systèmes actuels concernent surtout des organisations ayant des solutions propres en interne, qu'il s'agit de développer pour répondre aux exigences légales. Ces exigences devraient par ailleurs déjà être valables actuellement. Pour les organisations de petite taille, il s'agit plutôt d'identifier les solutions de prestataires utilisées qui ne répondent pas aux exigences minimales. Pour cela, il ne faut pas attendre cet horizon, mais agir dans la phase de définition et d'acquisition des outils numériques.
Lois et normes : résumé
Les sections ci-dessous résument brièvement les bases légales et normes évoquées dans l'introduction en raison de leur implications majeures dans la numérisation des administrations communales.
La Loi sur l’administration numérique (LAN, RSB 109.1) adoptée en 2022 et son Ordonnance (OAN, RSB 109.111) concrétisent la stratégie numérique cantonale.
Elles imposent une gestion administrative numérique traçable, authentique et sécurisée.
Principes clés :
- Art. 2 LAN – Objectif : numériser les processus publics, renforcer la collaboration et l’efficience.
- Art. 5 LAN – Primauté du numérique : échanges électroniques par défaut.
- Art. 8 LAN / Art. 3 OAN – Forme écrite électronique admise sans signature manuscrite.
- Art. 1 OAN – Les logiciels utilisés doivent garantir traçabilité, authenticité et sécurité des documents.
- Art. 29 OAN – Rentabilité : priorité aux projets présentant le meilleur rapport coût-utilité (au niveau cantonal)
Les obligations de la LAN et de l’OAN concernent l’ensemble des processus administratifs liés à :
- La gestion des documents et des affaires : création, traitement, suivi, validation et archivage des dossiers administratifs (GEVER).
- Les échanges et communications officielles : envois, notifications, correspondances et décisions, entre autorités ou avec les citoyens.
- La conservation et la traçabilité des informations : garantie que tout document ou donnée puisse être retrouvé, daté, attribué et protégé contre toute modification non autorisée.
- La sécurité et la protection des données : mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles assurant la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des informations.
Pour ce qui est de l’interprétation de la LAN et l’OAN, comme de l’archivage, le site du canton avec le FAQ contient déjà des informations : Questions concernant la numérisation dans les communes (FAQ)
Les communes bernoises sont soumises à la Loi cantonale sur la protection des données (LCPD, RSB 152.04) et à son Ordonnance (OPD, RSB 152.040.1). La LPD fédérale ne s’applique pas directement aux communes, sauf pour certains échanges avec des autorités fédérales.
Principes clés
Les traitements de données personnelles doivent respecter les principes fondamentaux de la protection des données :
- Légalité
Tout traitement de données personnelles doit se fonder sur une base légale (loi cantonale, règlement communal ou autre fondement légal). - Proportionnalité
Seules les données strictement nécessaires à la finalité poursuivie peuvent être collectées et traitées. - Sécurité des données
Les données doivent être protégées contre :- l’accès par des personnes non autorisées (confidentialité),
- la falsification ou l’altération (intégrité),
- la perte ou l’indisponibilité (disponibilité).
Obligations principales
- Autorité de surveillance locale : chaque commune désigne un préposé à la protection des données (PPD).
- Registre des traitements : recenser toutes les activités impliquant des données personnelles.
- Sous-traitance : les contrats avec des prestataires externes (ex. hébergement cloud) doivent garantir la conformité à la LCPD et aux normes cantonales (art. 27 ss LCPD).
- Sécurité technique : contrôler les accès, chiffrer les données sensibles, effectuer des sauvegardes régulières et assurer la destruction sécurisée des données obsolètes.
- Transparence : informer le public sur les finalités des traitements (via site web, règlements, communications officielles, etc.).
Bonnes pratiques communales
- Responsable de la protection des données : désigner une personne chargée de veiller au respect de la LCPD (souvent le secrétaire communal ou un délégué spécifique).
- Registre des traitements et information des citoyens : tenir un registre communal et publier des informations sur les traitements de données (site web, brochures, etc.).
- Procédure en cas de fuite de données : définir un plan d’action pour notification et communication transparente.
- Sécurité technique :
- contrôle des accès et mots de passe robustes,
- serveurs situés en Suisse ou dans l’UE avec garanties de conformité,
- chiffrement des données sensibles.
- Contrats avec prestataires IT : inclure des clauses garantissant la conformité à la LCPD et au secret de fonction, prévoir des audits de sécurité si nécessaire.
Les communes sont soumises à la Loi bernoise sur l’archivage (LArch, RSB 108.1) et à son Ordonnance (OArch, RSB 108.111). Elles complètent la loi fédérale (LAr, RS 152.1).
Principes
- Authenticité et intégrité : les documents doivent rester intacts et traçables.
- Conservation numérique : les archives électroniques sont admises si leur intégrité est garantie.
- Transfert aux archives communales ou cantonales selon le type de document.
Pour les exigences technique, l’ODArch communes renvoie au Centre de coordination pour l’archivage à long terme de documents électroniques (CECO).
Les exigences techniques suivantes doivent toutes être disponibles :
- Principe du dossier
- Système de classement
- Protection et sécurité
- Métadonnées
- Évaluation
- Clôture de dossiers
- Conversion de documents
- Prise en charge prédéfinie
Autres sources
ACB : Guide vers l’archivage numérique de l’ACB : Guide : la voie vers l’archivage électronique
BE : eArchives BE : Prévues pour 2028, en conception. Et d’abord pour les documents partagés au sein des applications conjointes.
ANS : Administration numérique suisse : Comment archiver des documents numérisés
Pratique : Les systèmes GEVER certifiés eCH assurent le respect des exigences d’archivage.
La LPJA (RSB 155.21) définit la procédure administrative formelle applicable aux décisions communales.
Bien qu’elle ne soit pas encore adaptée au numérique, une révision est envisagée (horizon 2031).
Points de vigilance :
- Les décisions officielles (« Verfügungen ») doivent être traçables et authentifiées.
- La signature électronique qualifiée sera progressivement reconnue pour valider ces actes.
- Les échanges informels (p. ex. simples courriels) ne sont pas concernés par la LPJA.
Les normes eCH définissent les standards techniques pour l’interopérabilité, la sécurité et la pérennité des données. Elles sont recommandées par la Confédération, les cantons et les communes pour toute acquisition de solution numérique.
Normes liées à la numérisation, par leur nature organisationnelle
- Concepts cadres et organisationnels
- Prestations
- Processus
- Modélisation
- Tâches
- Portails (142)
Contrôle des habitants (>40 normes) : principalement de données et d’interface
Normes principales traitant de la numérisation spécifiquement
Globale :
- 122 : Architecture de la cyberadministration suisse: principes fondamentaux
- 123 : Architecture de la cyberadministration suisse: processus technique
- 126 : Concept cadre «Administration interconnectée en Suisse»
- 160 : Interface d’archivage
- 164 : Modèles de cycle de vie
Records Management / GEVER (12 normes)
- 02 : Norme Records management
- 37 : Directives GEVER Confédération
- 38 : Framework Records Management
- 39 : Interface de cyberadministration pour les dossiers et les documents
- 177 : Modèle d’information pour le déroulement d’une affaire dans une administration interconnectée en Suisse
KI / IA
- 272 : Transparence, explicabilité et risques des systèmes d’IA
- 304 : Intégration standardisée des systèmes d'IA basés sur le LLM
Autres : Open Government Data ou Cloud
Conseil
Privilégier les fournisseurs et solutions conformes eCH (mention explicite dans les appels d’offres et contrats).
Règlements communaux : recommandations
Bien que des adaptations pour nos communes ne sont pas jugées obligatoires, deux recommandations sont formulées, à observer lors de la révision planifiée d'un règlement.
Pourquoi le faire ?
L’adaptation des bases légales et règlementaires constituent la première étape de la mise en œuvre de la Loi sur l’administration numérique (LAN) et de son Ordonnance (OAN). Néanmoins, les implications communales sont nettement moins importantes que les cantonales. Au point même que pour les communes de taille modeste, une adaptation n’est souvent pas nécessaire, à moins que des dispositions spécifiques exclues la forme numérique. Voici toutefois, les deux objectifs principaux qu’une éventuelle adaptation pourrait viser :
1. Éviter les blocages à la numérisation
Obligation :
Cette raison est expressément prévue par la loi : les autorités disposent d’un délai de deux ans (jusqu’au 1er trimestre 2025) pour adapter leurs bases réglementaires internes et supprimer d’éventuelles dispositions imposant encore des procédures non dématérialisées.
Interprétation :
En pratique, cette exigence concerne surtout le canton, car les règlements communaux précisent rarement le niveau de détail des formes procédurales (« papier », « écrit », « numérique »). De plus, la législation cantonale considère désormais que la forme écrite inclut la forme numérique (art. 3 OAN). Il n’est donc pas nécessaire de modifier chaque mention du « papier » ou de l’« écrit ». L’essentiel est de s’assurer qu’aucune disposition n’aille à l’encontre de la primauté du numérique prévue à l’art. 5 LAN.
L’idée n’est pas d’imposer la dématérialisation de toutes les procédures, mais de laisser la porte ouverte à cette évolution, en garantissant la compatibilité juridique des textes avec la forme électronique.
Conseil
Pour la plupart des communes, il ne s’agira donc pas d’entreprendre une révision complète, mais simplement de vérifier, lors de la prochaine mise à jour d’un règlement, qu’aucune mention n’empêche la communication ou le traitement numérique.
2. Éviter une numérisation forcée ou disproportionnée
Obligation :
La LAN et l’OAN mettent également l’accent sur la rentabilité et l’efficience (art. 2 LAN et 29 OAN). Autrement dit, il ne s’agit pas de tout numériser, mais de le faire lorsque cela est utile, faisable et proportionné.
Interprétation :
Néanmoins, l’article 29 de l’OAN mentionne explicitement le canton, sans mentionner les communes : « Les autorités cantonales tiennent compte de la rentabilité… ».
Conseil
Pour les communes, il peut donc être judicieux d’introduire une disposition réglementaire précisant que la numérisation doit tenir compte de la rentabilité, définie sur le rapport utilité/coût. Une telle clause vise à protéger l’autorité communale contre des attentes irréalistes ou des investissements disproportionnés, tout en démontrant sa conformité avec le droit supérieur.
Donc, lors de la révision d’unrèglement d’organisation ou d’un règlement général, il est recommandé d’y insérer un article inspiré de l’art. 29 OAN, adapté au contexte communal.
À ce jour, aucune association faîtière (ACS, ACB, OACOT) n’a publié de modèle officiel, mais plusieurs communes ont proposé et fait valider, lors de consultations préalables auprès de l’OACOT, la formulation suivante :
Art. XXX – Rentabilité de la numérisation
Les autorités communales tiennent compte de la rentabilité lors de l’utilisation des ressources pour la numérisation de leurs processus, notamment de la manière suivante :
- Elles analysent le coût et l’utilité des projets pour les autorités et les particuliers concernés et donnent la priorité aux projets présentant le meilleur rapport coût-utilité.
- Elles utilisent, si possible, les ressources TIC existantes et ne procèdent à une numérisation des processus que si des produits ad hoc et économiquement abordables sont disponibles sur le marché, sous réserve des dispositions impératives du droit supérieur.
- Les autorités communales acquièrent et utilisent, si possible, des ressources TIC en commun avec d’autres autorités.
Si nécessaire, les autorités mettent en retrait leurs propres exigences et intérêts afin de favoriser la collaboration intercommunale et la cohérence des solutions mises en œuvre.
Feuille de route pour la souveraineté numérique communale
en 5 étapes
La souveraineté numérique n’est pas une question de technologie, mais de capacité à décider, comprendre et réagir.
Cette feuille de route permet :
- d’augmenter la souveraineté numérique communale sans investissements massifs,
- de réduire les risques politiques et opérationnels,
- et de s’aligner avec la vision du Conseil fédéral tout en respectant la subsidiarité communale.
Vision d'ensemble (lecture rapide)
| Étape | Effort | Impact | Horizon |
|---|---|---|---|
| Piloter | faible | faible | 0-2 mois |
| Inventorier | faible | faible | 1-3 mois |
| Sécuriser | moyen | moyen | 3-6 mois |
| Maîtriser | moyen | moyen | Annuel |
| Développer | élevé | élevé | Continu |
Généralement, on utilise un texte en faux latin (le texte ne veut rien dire, il a été modifié), le Lorem ipsum ou Lipsum, qui permet donc de faire office de texte d’attente.
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1. Piloter : en structurant la gouvernance







